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| Le Front National défend les salariés de DMC. |
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| 04-06-2008 | |
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Le textile quel Avenir en France et en Alsace ?
Après la sidérurgie, c’est la branche textile fleuron de notre économie qui se désagrège lentement mais sûrement. On n’a pas su prendre les décisions indispensables pour sauver notre industrie et tous les politiques, de droite comme de gauche n’ont pas su anticiper cette descente aux enfers. On constate même que si les chiffres d’affaires sont bons on restructure à tour de bras sans aucun état d’âme pour les salariés restés sur le carreau et dont les familles sont dépendantes d’un salaire pour vivre. Notre priorité serait avant tout de sauver DMC l’une des plus vieilles entreprises française, afin de préserver à tout prix les emplois et ne pas se dédouaner. Les causes du déclin sont multiples, mais on a laissé faire depuis 30 ans : les prix imbattables chinois, la délocalisation des marques (Aubade, Aréna, Well…). Mais la principale cause de cette situation désastreuse réside dans la capitulation de notre économie et de ses dirigeants politiques. Ce qui autrefois a fait la force d’une entreprise comme DMC c’est l’Esprit d’entreprise, l’association entre des négociants et des financiers qui par leur collaboration innovante ont fait de DMC un des premiers groupe textile Européen . Alors cette entreprise à la pointe, précurseur dans de nombreux domaines, médaille d’or à l’exposition universelle de Paris en 1864, ne mérite t-elle pas qu’on la soutienne ? En fait, DMC comme toute l’industrie textile Alsacienne a connu de nombreuses adaptations depuis la création de la première manufacture d’impression textile en 1746. Mais la crise générale du textile Européen a fait beaucoup de dégâts. Et la situation est délicate. Pourtant, quand on pense qu’à la fin des années 1970 DMC employait encore 20 000 personnes et réalisait en 1990 10 milliards de CA, on est surpris par l’ampleur des pertes. Une partie de l’échec de la politique de DMC réside dans le choc pétrolier fatal, la baisse du Dollar face à l’Euro, les importations asiatiques, le pouvoir d’achat en berne mais ce n’est que la partie visible de l’Iceberg. En effet, une dette et un plan d’investissement important ont eu un coût très élevé pour DMC et même si la branche Creative World détient des positions de leader dans le fil pour ouvrages la pression est constante. Mais pendant que cette entreprise se débat que font les politiques, quelle responsabilité ont-ils ? En fait, on a loupé le coche en Alsace comme ailleurs, les mesures viennent trop tard . Evidemment des erreurs ont été commises par ces grandes industries issues de « vieilles familles » comme le vieux M. Boussac qui choisissait lui même les couleurs de sa collection. La manière de travailler dans le textile a changée et on a été malheureusement dépassé. Mais surtout, la droite et la gauche au pouvoir depuis trop longtemps n’a pas soutenu l’effort de ces industries et les mesures de saupoudrage sont dérisoires. Personne ne croit donc à la loi antidélocalisation de Nicolas Sarkozy car la fin des quotas au 1erJanvier va encore booster les importations chinoises. On essaye de faire croire que l’on peut encore avec des mesurettes faire quelque chose. C’est une imposture, c’est un scandale, c’est l’arbre qui cache la forêt de l’indifférence des politiques de droite comme de gauche qui ont laissé faire depuis des années alors qu’ils connaissaient pertinemment la gravité de la situation. C’est une imposture à l’échelle Européenne, au niveau de l’Etat français et même de la Région. Ainsi, la réalité Européenne, c’est l’image d’un capitalisme débridé ou des Ernest Antoine Seillière touche 80 ME après des opérations financières à la limite de la légalité avec la société Wendel dont-il a été président . Tous nos élus feignent également aujourd’hui de découvrir le drame de l’ultralibéralisme alors qu’ils ont massivement approuvé le traité de Lisbonne qui soumet la France au Diktat de la mondialisation et prôné la disparition des frontières à la concurrence déloyale d’une main d’œuvre qui tire les salariés vers le bas. Personne ne veut entendre en Europe qu’elle est la seule qui s’ouvre avec des tarifs douaniers les plus bas du monde soit un taux moyen de protection de 10,9 % et un taux maximum de 12,8 % . Alors que pendant ce temps là les autres pays restent fermés avec un taux moyen de protection pour la Chine, la Thaïlande, la Malaisie, le Brésil, l’Inde et l’Indonésie de 19,2 %. Pour l’habillement , ce taux est même pire encore, les droits chinois sont de 30,9 % , en Thaïlande de 31 % et en Inde de l’ordre de 40 % . Autrement dit ces pays ont un avantage de coûts de production , de dumping social mais aussi de niveau de protection par le mur douanier. On comprend alors pourquoi l’Europe perd ses emplois dans le textile et l’habillement. On comprend aussi ce qu’il faudrait faire , à savoir, établir aux frontières extérieures de l’Europe des droits de douane de nouvelle génération. C’est à dire modulables, remboursables et bonifiables. Nous sommes ici pour dénoncer ce bal des hypocrites qui va localement de Bockel « qui a promis de s’occuper de DMC pendant sa campagne des municipales » et qui n’a même pas été capable de faire sécuriser le site DMC Mulhouse exposé aux incendies, vandalismes en tout genre, squats… à Zeller « qui ne compte que sur le pôle textile » et qui se dédouane trop facilement. Mais en réalité ils sont complices de cette saignée économique et sociale organisée qui détruit les emplois et encourage la délocalisation. Avec le gouvernement et l’Europe dont ils sont solidaires, ils se sont montrés incapables de dynamiser le marché de l’emploi. On a laissé la sidérurgie se perdre avec ArcelorMittal et notre gouvernement est aux abois, reflet de cette responsabilité non assumée de nos élus. Il est pour nous inadmissible sur le plan budgétaire de songer à faire des coupes franches sur le dos des travailleurs français et scandaleux sur le plan de la morale politique La seule chance de survie c’est de faire des vrais investissements dans le domaine du textile technique. On a du retard mais un avantage compétitif sur les pays en voie de développement qui ne sont pas encore dans ce domaine.. Mais, il faut que l’Etat protège les brevets, lutte contre les contrefaçons, et soutienne financièrement l’industrie pour en assurer la survie. Il faudra également mieux former les employés car les mécaniciens sont devenus des électroniciens et le marteau a été remplacé par la carte à puce. Bref il faut une vraie volonté politique pour ne pas perdre le savoir faire si convoité par le reste du monde et qui lui ne se soucis pas du tout de l’emploi local. Guillaume Sarkozy (ancien dirigeant des tissages de Picardie) se dit donc très déçu par l’Europe et juge invraisemblable que la commission n’ait pas encore pris de mesures de sauvegarde et que plus le temps passe et moins on sera efficace. Quand la chine vendait 6% des pantalons en France en 2004 ce chiffre est passé à 42% maintenant. Alors, baisser les prix ne sert à rien , on doit avoir l’intelligence d’investir dans la technologie et aider nos employés à se former au sein des entreprises même pour pérenniser les emplois. Pendant que l’on mettait du temps et de l’argent à délocaliser on n’a pas innové, contrairement aux italiens par exemple qui eux prennent déjà leur distance par rapport à l’Europe. Après le textile, c'est la machine - outils, l'électronique de pointe et pourquoi pas l'aéronautique qui seront touchés par la concurrence chinoise car son industrie a réussi en quelques années une formidable montée en gamme. Résultat, pour résister, il n’y a qu’une seule issue : l'innovation. Mais l'Europe reste à la traîne car malheureusement depuis dix ans peu d’Entreprises Européenne on fait cette démarche innovante alors que les Etats-Unis et le Japon l’ont bien compris. Les élus du Front national dénoncent les délocalisations massives qui ne font que commencer et vont s’intensifier notamment dans les domaines de l’informatique et des télécommunications. Domaines où dans ces pays, les ingénieurs sont nombreux, gagnent entre un dixième et un cinquième de leurs équivalents en Europe de l’ouest et travaillent 15 à 20% de plus. Alors, face à la libéralisation du commerce mondial et la suppression des frontières, certains pays sont un aimant irrésistible pour les investissements étrangers : bas salaires, solide qualification de la main d’œuvre, fort taux de chômage et puissant désir de redresser leur économie. Mais dans la concurrence internationale, la France a encore en plus des handicaps de taille. Nous avons le taux d’impôt sur les sociétés le plus élevé d’Europe avec 35,4% alors qu’il n’est que de 25% en Allemagne. Le taux des prélèvements obligatoires en France représente 44% du PIB contre, par exemple, 36% en Allemagne. Et enfin la France est le pays d’Europe où l’on travaille le moins (936 heures par an contre 1 349 aux Etats-Unis ou 1 239 au Royaume-Uni). Mais qu’est ce que donc des droits de douanes modulables, remboursables et bonifiables ? Il faut donc réagir rapidement et efficacement. Mais il ne s’agit pas simplement et uniquement, comme le propose l’ensemble de la classe politique française de taxer les entreprises qui délocalisent. Cela conduirait à diminuer encore un peu plus leur productivité et leur capacité à exporter. Ce qu’il convient de faire, c’est de mettre en place une réelle politique de création d’emplois pour permettre de produire français en France avec des Français. Pour cela il faut d’abord rétablir les droits de douane modulables et remboursables pour lutter contre le dumping social, fiscal ou environnemental. En fonction des pays et des produits, le taux perçu à l’entrée de l’Union européenne varierait ; avec ce montant, une ligne de crédit serait ouverte aux pays exportateurs, afin qu’ils nous achètent nos marchandises ou exportent nos services. Plus le pays nous exporte ses marchandises, plus son crédit est important. Concrètement, lorsque le textile arriverait du Pakistan ou le cuir de Chine, au passage de la frontière européenne, il prendrait un droit de douane modulable en fonction des avantages sociaux et environnementaux du pays exportateur. Fonctionnant comme une écluse, ce droit de douane modulable hisserait le produit importé au niveau des coûts européen. Jusque là rien d’original. C’est le droit de douane classique à peine amélioré par la modulation sociale et environnementale. L’originalité est ailleurs, dans le caractère remboursable de ce droit de douane. En effet, le produit asiatique importé, en France par exemple, et en provenance du Pakistan par hypothèse, ouvrirait à ce pays un crédit égal au montant du droit de douane supporté. Avec ce crédit, le Pakistan pourrait acheter les produits français de son choix. Ce qui signifie concrètement deux choses : plus la France importe des produits du Pakistan et plus celui-ci bénéficie de lignes de crédit et par conséquent plus la France vend de produits au Pakistan. Tant et si bien que l’industrie française est protégée du dumping social et environnemental du Pakistan, sans que celui-ci soit pénalisé, puisque les droits de douane frappant ses exportations lui ouvrent à due concurrence des crédits qui à leur tour ne pénalisent pas la France, puisqu’elle vend ses propres produits au Pakistan à concurrence du montant des crédits qu’elle offre avec les droits de douane encaissés. Un cercle commercial se met en place entre les riches et les pauvres. Plus les pays pauvres exportent et plus ils peuvent importer, pendant que les pays riches s’ouvrent aux importations des pauvres, sans détruire leur industrie, et plus ces derniers peuvent leur acheter. D’autant que les droits de douane sont bonifiés c’est à dire que le crédit qu’ils auront est majoré en fonction de l’incitation que l’on veut offrir aux pays du sud. Comme le plan Marshall de 1947 qui a ouvert des crédits à l’Europe. Mais en échange les pays européens achetaient des aciers, du ciment, des tracteurs et des engrais américains. Il faut appliquer systématiquement les clauses de sauvegarde lorsque le produit importé entraîne une concurrence déloyale et perturbe le marché national. Il faut exiger des entreprises étrangères qui délocalisent le remboursement des aides, avantages fiscaux ou autres qu’elles ont reçus pour venir s’installer en France. Il faut rétablir la préférence communautaire. Enfin, redoubler d’inventivité, de capacité d’adaptation et de compétitivité. On a malheureusement fait de mauvais choix avec cette Europe défaitiste qui savait le déclin inéluctable mais qui n’a pas su prendre les bonnes décisions à temps alors que l’on doit absolument sauver les fleurons de l’industrie Européenne en France. Pour le Front National il s’agit de sauver nos industries, créer les emplois de demain, proposer une Europe qui prenne en compte les intérêts des nations européennes avant celles des autres. Martine Binder Conseillère Régionale FN d’Alsace Conseillère Municipale FN de Mulhouse |
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