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Prises de position
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| Supprimons la politique de la ville ! |
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| 02-03-2008 | |
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Entretien. Patrick Binder, conseiller régional d’Alsace (FN), candidat aux municipales (sans étiquette) à Mulhouse Le Cri du Contribuable n°43 du 23 février 2008 - Jeanne Pavard Les défauts de cette politique sont à chercher à l’échelle nationale : les plans nationaux de politique de la ville se superposent depuis trente ans. Résultat, c’est un vrai millefeuille – comme la fiscalité en fait ! C’est une constante politique de droite comme de gauche, de multiplier les couches, sans jamais rien supprimer. La politique de la ville menée en Alsace n’a jamais été mesurée. La présidente de la commission de la politique de la ville du conseil régional, Arlette Grosskost, est incapable de nous présenter un bilan et n’a jamais apporté la preuve de l’efficacité des aides apportées par la région. C’est pourtant le devoir des politiques de rendre compte de ce qu’ils font de l’argent du contribuable, parce que c’est trop facile de faire la charité avec l’argent des autres ! Mais sont-ils capables de mesurer ce que coûte vraiment la politique de la ville ? Je n’en suis pas sûr. En vous rendant sur place, dans les banlieues, avez-vous pu constater des résultats ? Dans le quartier Manifeste, rue Lavoisier à Mulhouse, ce sont des architectes modernes qui ont été engagés par la ville pour mener les missions d’urbanisme. Ils ont construit des mini-bunkers, des lofts – c’est très à la mode, paraît-il. Mais comment voulez-vous chauffer de si grands espaces ? Ces architectures défient toute intelligence ! Au-delà des questions matérielles, c’est un drame humain profond qui se joue là : ce n’est pas possible de vivre dans des conditions pareilles. Ce que font les directeurs de centres socioculturels, que j’ai rencontrés, ne sert à rien : ils utilisent l’argent de la ville pour financer les voyages de jeunes Marocains dans leur pays natal ! Pourquoi ne pas les inviter plutôt à découvrir le pays qui les accueille, l’Alsace ? Mais avant tout il faut les aider à trouver un travail. C’est par le travail que les immigrants italiens par exemple se sont intégrés lorsqu’ils sont arrivés, au début du XXe siècle. Que faudrait-il faire selon vous ? Supprimer ce genre de grandes politiques menées par l’État, qui s’avèrent inutiles et coûteuses. C’est quartier par quartier qu’il faut s’y prendre, en confiant ce travail au maire. Ce n’est pas l’argent qui fait les quartiers, ce sont les hommes. Ce n’est pas une question de moyens, mais de compétences. |
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