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Groupe FN au Conseil Régional d'Alsace

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Enseignement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-12-2007

M. CURAN.- De nos jours, de moins en moins de personnes nées en Alsace ou y résidant depuis longtemps, ne pratiquent plus le dialecte. Pourtant, celui-ci est le « sésame » pour l’échange avec nos voisins d’outre Rhin et Suisse. Ce dialecte serait vivement conseillé mais non obligatoire pour notre jeunesse (les décideurs de demain). L’avenir ne nous le pardonnera pas, si nous ne réagissons pas dès aujourd’hui. 

Pour exemple, Monsieur Jean-Luc JOHANNECK, président du Comité de Défense des Frontaliers dans le cadre de la dernière assemblée générale a relevé, en parallèle avec un journal Suisse : Que si dans quelques années, les Alsaciens ne parlent plus le dialecte ou l’Allemand, les employeurs Suisses seront tentés de donner priorité aux frontaliers Allemands. 

Que deviendraient notre Région sans ces emplois Suisses ? (Plus de 40.000). 

Signataire d’une nouvelle convention 2007 - 2013 portant sur l’enseignement de la langue régionale, la Région y consacre 1M€ à sa mise en œuvre. Pourquoi avoir attendu 2007 (quel gâchis), pour mettre en œuvre ce chantier sans la nécessité d’une énième convention. Perdre autant de temps, alors qu’il fallut attendre une nouvelle convention pour prendre conscience de cette réalité, de ce besoin. Nos élèves eux-mêmes sont handicapés lorsqu’ils se rendent en Allemagne et surtout en Suisse ! La maîtrise de l’Allemand ou de l’alsacien leur serait d’une grande utilité. Mais plus encore, les emplois offerts de l’autre côté de la frontière, l’Allemagne comme la Suisse sont aussi « gourmands » d’une main-d’œuvre bilingue. 

Cet enseignement aurait du être inscrit à l’ordre du jour des écoles primaires initialement, suivi des collèges et des lycées. Mais rien n’en fut le cas. Aujourd’hui nous faisons grise mine en face de nos Pays voisins, qui eux, ont su faire le nécessaire et adapter l’éducation des jeunes en vertu des besoins du marché du travail réactualisé constamment. 

Pourquoi attendre 2010 pour l’enseignement bilingue extensif (l’Allemand) dès l’entrée en maternelle !!! 

Là, serait l’occasion d’être Région pilote (suivant vos vœux Monsieur le Président) et non seulement être Région pilote uniquement pour les limitations de vitesse sur les autoroutes pour faire plaisir à vos amis rose et vert. 

N’oublions pas que nos frontières terrestres, celles avec l’Allemagne et la Suisse, deux puissances économiques sans rivales connues au sein même de l’Europe, représentent un intérêt majeur pour que nous fassions apprendre le Dialecte et l’Allemand prioritairement dans nos Ecoles et Universités.

Nous restons opposés au mois de l’autre. Par contre notre président de groupe avait proposé l’année de l’Alsace. Pourquoi pas ? Apprenons d’abord à nos lycéens de connaître l’histoire de l’Alsace, terre de France, avant d’aller visiter aux quatre coins de l’Europe des lieux de mémoires. 

L’instruction de tels déplacements ne correspondant pas au devoir de mémoire comme cela devrait être le cas, car, l’orientation historique des évènements dépasse aussi ceux qui sont chargés de l’enseigner. Ces voyages n’ont à leurs yeux qu’un intérêt secondaire, l’aspect divertissement passe en premier chez ces jeunes personnes. Il serait préférable d’apprendre à nos jeunes à lire, calculer et écrire, plus tôt que d’aller en promenades sur des lieux de Mémoires aux quatre coins de l’hexagone. Car depuis bien longtemps, l’école n’est plus un lieu ou l’éducation civique prime, c'est-à-dire, ou l’importance du passé nationale est considéré comme un « produit » servant à vendre. 

De plus, d’après les écrits de notre argentier Régional Monsieur Justin VOGEL, les finances de la Maison Alsace ne sont pas au beau fixe, d’où je conseillerai des économies, certes petites, mais nécessaire au vu de notre situation financière. Car ces visites ont un coût non négligeable, et sont de piètre utilité.

Je vous remercie de votre attention.

 
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