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Groupe FN au Conseil Régional d'Alsace

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Budget 2008 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-12-2007

M. BINDER.- Monsieur le Président,  chers collègues,

Le cadre national décrit par M. Bigot est exactement le même que sous les mandatures socialistes. Alors M. Bigot fait semblant de dénoncer votre politique alors qu’il appliquerait la même à quelques virgules près. 

Après vous avoir écouté et avoir étudié les documents retraçant votre projet de budget primitif pour l’année 2008, ne nous a pas apporté de grandes surprises. M. Justin Vogel, vice-président du Conseil Régional d’Alsace, a souhaité, dans ses vœux de fin d’année, que l’année 2008 soit une année « grand cru ». Et il site « les étoiles brillent dans le ciel alsacien. Essayons de les voir avant qu’il ne fasse nuit ». Mais malheureusement, entre le ciel étoilé et les Alsaciens, il y a Adrien Zeller. 

C’est la continuité pure et simple d’une politique qui dans bien des domaines n’est pas adapté à la période de crise et de difficultés particulières dans laquelle nous sommes.

L’orientation des dépenses continuelles de la politique régionale, mise en place depuis 2004, s’est accélérée à chaque budget. De ce côté-là, on peut dire que nous ne sommes pas déçus ! Pour vous la Région reste un tiroir-caisse, aucunes réductions de dépenses, aucunes suppressions, aucune rationalisation.

De nombreuses actions, qui sont décidées par l’exécutif, sont frappées du sceau de l’IVG (impôt à grande vitesse) ou de la DVG (la dépense à grande vitesse). Car d’années en années les augmentations sont continuelles, jamais stabilisées, elles grimpent doucement mais sûrement. 

On finit même par se demander, Monsieur le Président, si vous n’êtes pas, un peu, dépassé par la situation.

Il nous semble dans bien des cas que les intérêts politiques de certains passent avant les intérêts des Alsaciens et de l’Alsace.

Pourtant, en ces temps difficiles, vous devriez plutôt songer prioritairement à défendre d’abord les intérêts des Alsaciens plutôt que de vouloir faire plaisir à tout le monde, à tous vos amis politiques, par des mesures socialisantes, mais tellement coûteuses pour le porte-monnaie des Alsaciens.

Votre action devrait avoir pour but principal l’amélioration du pouvoir d’achat des Alsaciens, en supprimant les dépenses superflues et en utilisant l’argent des Alsaciens au profit des seuls Alsaciens.

Malheureusement pour eux, vous faites exactement l’inverse ; nous le démontrerons durant cette séance budgétaire.

Mais permettez-moi de relever, brièvement, quelques points qui nous contrarient particulièrement, qui nous inquiètent, et qui nous hérissent.

Tout d’abord, vous augmentez encore le volume du budget régional. Vous augmentez la pression fiscale, au prétexte, un peu facile, en nous expliquant que  l’orientation « vers une hausse nécessaire et assumée de la fiscalité régionale avec une progression des taux de fiscalité directe de l’ordre de 7% ».

La taxe foncière sur le bâti et le non bâti, et la taxe professionnelle en reprennent une petite couche, qui vient s’ajouter aux couches précédentes.

Avec vous, la fiscalité régionale devient un véritable mille feuilles bien gras, et de plus en plus lourd à digérer si on tient compte des augmentations de toutes les collectivités additionnées.

Je n’oublierai pas, bien sûr, la TIPP. Vous préférez suivre le mauvais exemple de l’Etat  qui se gave sur les carburants pendant que l’automobiliste consommateur sort chaque jour un peu plus d’argent pour utiliser son véhicule.

Pour gagner du temps, je vais vous faire un petit catalogue à la Prévert.

- Pour le développement économique:

Vous ne saisissez pas l’occasion d’une véritable refonte des aides comme nous vous l’avions suggéré l’année passée en créant un tronc commun des aides à toutes les entreprises alsaciennes.
- Dans la politique des lycées :

1.Vous avez été incapable au mois de juin de montrer votre détermination dans le cadre de la convention avec l’Etat pour dénoncer l’assassinat de notre Langue Régionale. Lors du budget 2007, je vous avais proposé d’organiser les « assises du bilinguisme » afin d’élaborer un véritable programme de RENAISSANCE du bilinguisme. Cette proposition est restée lettre morte. 

2. Vous vous entêter à soutenir le mois de l’Autre, véritable insulte culture et intellectuelle à notre Région alors que nous vous avions proposer d’engager une vaste réflexion positive dans le cadre de l’année de l’Alsace.
- La formation professionnelle :

En matière de lutte contre l’illettrisme, les objectifs ne sont pas atteints là aussi ; la discrimination positive, français langue étrangère,… ne relèvent en aucun cas de la politique de la formation professionnelle. 

- Pour l’aménagement du territoire : 

La politique des villes moyennes est discriminatoire et ne répond pas aujourd’hui aux enjeux de notre territoire. Je ne parle même pas de la coûteuse organisation des Pays. 

Quand à la politique de soutien à l’hôtellerie familiale, je rappellerai qu’elle n’a pas pour but de soutenir certains copains !!!

- La culture :

Le FRAC, entre autre, retiendra bien sûr toutes nos attentions puisque le secret sur les achats et les prix des dites œuvres est toujours d’actualité.

- Le sport :

A l’occasion des jeux olympiques de Pékin, le Vice-président  chargé des sports aura-t-il, dans cette enceinte, la décence de condamner le communisme radical qui sévit encore en Chine. 

Et surtout de nous expliquer quels sont les contrôles effectués vis à vis de certains clubs, comme à Mulhouse par exemple, puisque vous avez été saisis par un ancien Président de club récemment et qui vous alerte quand à de nombreux faits de malversations.

- Dans le cadre de la politique de la ville:

Je démontrerai à partir d’exemple précis les erreurs et les incohérences de la politique de la ville à laquelle nous apportons un soutien inconditionnel. Politiquement correct oblige…

J’ai gardé le meilleur pour la fin :

- La coopération décentralisée dont le Code des Collectivités Territoriales, en vigueur, indique page 9, art. L1112-5 : « Aucune convention, de quelque nature que ce soit, ne peut être passée entre une collectivité territoriale ou un groupement et un Etat étranger ».

Vous nous donnerez, à ce sujet, j’en suis sûr, quelques éclaircissements.

Nous reviendrons bien sur certains de vos choix. Des  choix, qui font payer plusieurs fois les contribuables alsaciens pour cette coopération internationale qui doit rester du domaine de l’Etat, puisque l’Etat a, lui seul, la possibilité et le devoir de gérer, à la fois, la coopération et l’immigration.

D’ailleurs mes propos trouvent leur justification dans le récent déplacement de Mr HORTEFEUX à Cotonou au Bénin il y a 10 jours. Mr HORTEFEUX a offert des facilités pour que les Béninois puissent venir exercer 16 métiers en France. Le ministre a aussi indiqué que la France accordera 4 à 6 millions d’euros par an au Bénin pour la période 2008-2011, dont 3 millions par an pour le secteur de la santé.

Alors vos aides dans ce domaine me semble un peu superflue et les sommes consacrées à celle-ci pourrait servir à autre chose ici en Alsace. Voilà Mr le Président, les principaux points mais il y en a bien d’autres qui nous font soucis. Nous espérons, certainement à tort, que vous pourrez corriger, au cours de cette séance, quelques uns de ces points avant le vote de ce budget 2008 et ceci dans l’intérêt de l’Alsace et des Alsaciens.

 
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