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| Convention sur la politique régionale des langues |
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| 29-06-2007 | |
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M. BINDER.- Monsieur le Président, Mes chers collègues,
Le projet de convention que vous nous soumettez aujourd’hui, et qui a été élaborée au cours de 11 réunions, n’a jamais fait l’objet d’un quelconque compte rendu. Une seule réunion en commission, en présence de Monsieur le Recteur, pour nous présenter un travail ficelé, définitif sans aucun débat démocratique possible puisque tout était déjà décidé par votre majorité, l’Education Nationale, le Conseil Général du Bas-Rhin. Gérald Chaix nous annonçait que dans le second degré, 97 % des élèves sont concernés par l’enseignement de l’allemand et la nécessité de la précocité de l’apprentissage des langues et de sa continuité. Méthode extensive ou paritaire, il mettait les 2 méthodes sur un pied d’égalité et nous précisait les ambitions clairement définis par rapport à la convention précédente : - 2 fois plus de sites, - 2 fois plus d’élèves. On ne peut qu’être septique quant au résultat, car le résultat est le déclin indéniable de l’allemand. En effet, l’enseignement extensif n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais dans une société devenue principalement francophone. Nous découvrons que nous sommes en face d’une énième généralisation de l’enseignement extensif et qu’il ne suffit plus !!! Nous n’avons aucune garantie sur de nouvelles ouvertures de classes bilingues. On nous parle de l’objectif du doublement du nombre d’élèves. Comment sera-t-il atteint ? Quelles garanties avons-nous ? Le question du recrutement des maîtres allemands qui pourrait être une solution de transition n’est même pas abordée !!! Avec une telle convention, nous accompagnons le déclin de notre culture et de notre langue. Or, celles-ci sont malades. Vous nous proposez un traitement de soins palliatifs. Nous, nous vous proposons un traitement de choc. Il faut se donner les moyens d’inverser la situation : - avec l’augmentation significative des écoles bilingues et particulièrement dans des secteurs proches des collèges, pour permettre la continuité; - l’Alsace doit devenir la « Région test » dans l’enseignement bilingue ; - je vous avais proposé de réunir tous les acteurs de la promotion et défense du bilinguisme en organisant les « Assises du BILINGUISME » et vous ai proposé un programme ambitieux au travers de « l’Année de l’Alsace ». La convention doit faire l’objet d’un débat entre le Conseil Régional d’Alsace et les Conseils généraux 67 et 68 afin que nous puissions l’amender, la modifier et l’améliorer. Elle ne prend pas en compte ce qui se passe sur le terrain, comme l’engagement des associations, des parents d’élèves,… Cette convention est somme toute très floue, sans véritable contrainte, ni réel objectif (nombre d’élèves, nombre de classes ouvertes, nombre de professeurs formés) et les moyens en sont dérisoires par rapport aux enjeux réels et à l’avenir de notre société. Ceux qui ont étudié et compris les enjeux de cette convention ne peuvent être pour et ne peuvent s’abstenir. Ceux qui veulent faire de l’Alsace une véritable région bilingue doivent voter CONTRE et demander une nouvelle convention. |
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