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Interventions des élus
Mise en oeuvre de la nouvelle génération de fonds européens en Alsace Inscrivez-vous à notre liste de diffusion régionale !
| Mise en oeuvre de la nouvelle génération de fonds européens en Alsace |
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| 30-03-2007 | |
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M. CODDERENS.- Monsieur le Président, Mes chers collègues, Pour rendre cela plus démocratique, le Parlement Européen dispose de pouvoirs considérables : il co-décide, il investit la Commission Européenne qu’il peut renverser, etc… Mais, vu leur nombre, les députés français comptent de moins en moins dans l’Assemblée. La voix française est atone ; elle n’a plus d’autonomie vis a vis de l’europe. Mais ses régions en dépendent de plus en plus. Il en est ainsi de la stratégie de Lisbonne et de Göteborg de mars 2000. Une direction : la stratégie de Lisbonne et de Göteborg de mars 2000 Nous sommes en 2007 : où est l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi ? Où est la plus grande cohésion sociale ? Comme depuis le début, l’Europe est une arnaque. Quelques rappels : - 1951 : CECA = plus de charbon/acier en France. - 1958 : début du Marché Commun = quasiment 2 millions d’emplois perdus dans l’industrie. - 1962 : la PAC = désertification rurale accélérée et trois fois moins de paysans dans notre pays. - 1983 : l’Europe Bleue de la Pêche = la destruction des pêcheurs. - 1986 : l’Acte Unique = le droit européen, c’est 90 000 pages de textes. - 1990 : Accord de Schengen = explosion des trafics, déferlement migratoire. - 1992 : Traité de Maastricht = coupes sombres dans la Santé, investissements publics en baisse. - 2000 : Passage à l’euro = l’euro monte, les emplois chutent, des centaines de milliers de licenciements, les prix augmentent. - 2005 : L’Europe de la cohésion sociale = ce sont les plus grandes émeutes jamais connues dans les banlieues. Et cela continue avec le rapport que vous nous présentez. Pour 2007-2013, la politique de cohésion et les fonds structurels deviennent le premier poste de dépenses de l’Union. Cependant, l’augmentation des fonds est essentiellement destinée aux nouveaux Etats-membres. Les crédits affectés aux régions françaises baissent d’environ 30 % par rapport à la période 2000-2006. Mais même avec des investissements minimes dans les projets, c’est l’Europe qui oriente les politiques nationales et régionales dans le cadre d’une harmonisation de la déstructuration des nations. Ainsi, la Région, autorité de gestion des fonds FEDER pour l’objectif compétitivité, devra, avec 20 % de moins qu’en 2000-2006, affecter 60 % au moins de cet argent à la recherche, l’innovation, et la gestion durable de l’énergie. En résumé nous payerons plus, toucherons moins et surtout obéirons plus. Pour l’application de l’objectif compétitivité régionale, l’Alsace devra, si elle veut utiliser l’argent dont elle a la gestion, se plier aux diktats de cette politique en investissant encore plus dans les pôles de compétitivité ; ceux-ci, comme je l’avais montré, sont de bonnes cartes de visite mondiales, mais n’ont pas une action significative sur l’emploi, et, finalement, laissent de côté la population face au libéralisme le plus débridé qui tire les salaires vers le bas. Pour ce qui est de la partie emploi du deuxième objectif compétitivité, il s’agit de préparer les gens à se prendre en pleine face le tsunami de la mondialisation, et d’essayer d’éviter l’explosion sociale par le contrôle, tout en facilitant l’immigration. C’est la quadrature du cercle, et cela mène aux émeutes dans les banlieues et aux délocalisations de masse. Le projet FEADER pourrait sembler intéressant ; pourtant, le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer alors que nous devrions nous préparer à nourrir l’Asie, et notamment l’Inde, qui n’a pas réussi sa réforme agraire. Quant aux programmes Interreg, si le programme Interreg IV A Rhin supérieur dans le domaine transfrontalier semble évident, par contre, ceux de la politique transnationale le sont moins. Ces programmes sont tellement vastes qu’il existe bien dans chacun d’eux des choses intéressantes et l’Alsace peut, çà et là, tirer son épingle du jeu. Mais ce que nous contestons, c’est l’architecture et la finalité du projet qui nous mène aux résultats que je vous ai rappelés au début de mon intervention. Le temps passe et il est temps de juger un arbre à ses fruits. |
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